mardi 11 août 2009

[ART]L'Art du Tatouage Japonais




L'art du tatouage Japonais a plusieurs noms - irezumi ou horimono dans la langue Japonaise. Irezumi est le mot pour le tatouage visible traditionnel qui couvre des grandes parties du corps comme le dos. Le tatouage Japonais a une très longue histoire.Depuis l'influence du Confucianisme et du Bouddhisme sur la culture Japonaise, l'art du tatouage a une connotation négative pour la majorité des personnes Japonaises. Dans les yeux d'un japonais moyen un tatouage est considéré comme la marque d'un yakuza - un membre de la mafia Japonaise - ou un symbole macho des membres des classes inférieures.
HISTOIRE DU TATOUAGE D'ART
Les archéologues croient que les premiers colons du Japon, les gens Ainu, utilisaient des tatouages faciaux selon des documents Chinois au sujet des gens Wa - (le nom Chinois pour leurs voisins Japonais). Ces rapports ont 1700 ans approximativement.Pour la plus haute culture Chinoise développée, tatouer était un acte barbare. Quand le Bouddhisme a été apporté de Chine au Japon et avec lui une influence forte de la culture Chinoise, se tatouer a obtenu des connotations négatives. Les criminels ont été marqués avec des tatouages pour les punir et les identifier dans la société.

TATOUAGES DANS LA PERIODES EDO

Pendant la période Edo - 1603-1868. Les prostituées - yujos - des quartiers du plaisir, ont utilisé les tatouages pour augmenter leur attrait pour les clients. Les tatouages du corps ont été utilisés par les travailleurs et les pompiers.Dés 1720, le tatouage des criminels, qui était une punition officielle, a éte remplacé par l'amputation du nez et des oreilles. Le tatouage des criminels a continué jusqu'à 1870, et là, il a été aboli par le nouveau gouvernement Meiji de l'Empereur Japonais.Cette punition visible a créé une nouvelle classe d'exilés qui n'avait aucune place dans la société et nulle part où aller. Beaucoup de ces hors-la-loi étaient des ronin - guerriers samouraï sans maître. Ils n'avaient pas d'autres alternatives qu'organiser des gangs. Ces hommes ont formé les racines des yakuza – gangs de criminels organisés au Japon dans le vingtième siècle.
La Restauration Meiji jusqu'au Japon De l'après-guerre
Dans son effort pour adopter les civilisations de l'ouest, le gouvernement Impérial Meiji interdit le tatouage, considéré comme une relique barbare du passé. La chose drôle était que les artistes de l'irezumi Japonais ont obtenu de nouveaux clients - les marins des bateaux étrangers dans les ports Japonais. Donc l'art du tatouage Japonais s'est étendu à l'Ouest.Pendant la première moitié du vingtième siècle, les horimono sont restés une forme d'art défendue jusqu'en 1948, quand la prohibition a été levée officiellement.

TATOUAGE MODERNE

Bien des jeunes considérent les tatouages comme une forme d'art, la majorité de la population Japonaise les considère encore comme quelques chosse relié aux yakuza ( la mafia japonaise)

samedi 14 mars 2009

[TRADITION]Envois Postaux



Au Japon,le telephone est l'instrument le plus utilise pour le travail et les communications privees,mais on envoie encore des lettres pour transmettre des voeux ou des renseignements detailles.


Vous n'avez pas besoin de savoir ecrire le japonais pour envoyer une lettre au japon ou a l'etranger.
Les facteurs comprennent tres bien les adresses ecrites en caracteres latins a condition qu'il soit lisibles et que l'adresse soit correcte.

Dans les villes,les boites aux lettres ont deux fentes, a droite pour le courrier normal dont la destination est la ville de depart,et a gauche pour les lettres destines a d’autre villes du japon,lettres pour l’etranger et lettre envoyees en express.
Le courrier est releve deux ou trois fois par jour.
Dans certaines regions on trouve encore les boites aux lettres traditionnelles rouges.


Au Japon les bureaux de postes sont representer par ce symbole:

Les bureaux de postes s’occupents du courrier en generale,et des transferts monetaire par telephone et par telegrammes on peut aussi y payer ses impots,les factures de telephones et d’electricite,la securite sociale et bein d’autres factures du gouvernemennt.
Ils s’occupent egalement d’epargne et de pensions.
On peut acheter des cartes postales et des timbres soit a la poste soit dans les magasins affichant le signe:

De nombreux services de livraison porte a porte sont a votre disposition aussi bien pour l’envoi de petits paquets que pour l’envoie d’articles de grande taille tels que meuble ect.
La livraison livraison et rapide partout au japon.
Vous pouvez remplir la formule et deposer votre paquet dans les magasins de quartier(epicerie,le supermarche,la chaine de magasin ouvert 24h sur 24,ect).
La carte de nouvel an (NENGAJYO) est une carte de vœux les plus importantes au Japon(il y a aussi le SHOCHUMIMAI servant a s’enquerir de la sante d’autrui pendant la saison chaude).

Toutes les cartes de nouvel an postees avant la mi decembre,sont triees par la poste et sont livrees toutes ensemble le matin du 1er janvier par des etudiantes employes provisoirement a cette effet.

[Definition] Shintoïsme et Kamis

Le Shintoïsme:
Le shintoïsme est un mélange d'animisme et de chamanisme, essentiellement polythéiste. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l'homme dans l'univers : être un élément du grand tout. Ainsi, un cours d'eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.

Les Kamis:
Les kamis les plus largement connus sont les dieux et déesses anthropomorphiques apparus durant ce que les textes anciens appellent « l'âge des dieux ». Ce temps des origines, quand les divinités vivaient sur la terre avant d'instaurer le règne de leurs descendants mortels (les empereurs) et de se retirer dans leurs domaines célestes, est raconté dans le récit épique du Kojiki et du Nihon Shoki (日本書紀, Nihon Shoki?), de même que l'histoire des dieux et déesses du shintō. La plus importante divinité engendré par Izanagi 伊弉諾 et Izanami 伊弉冉, fut la déesse solaire Amaterasu (天照, amaterasu, lit. celle qui fait briller le ciel), la principale divinité du shintō. Les kami de « l'âge des dieux » sont les amatsukami (kami célestes) et les kunitsukami (kami terrestres). Amaterasu fait partie des premiers, tandis que le populaire Okuninushi 阿国主, le dieu gardien du Japon et de ses empereurs, fait partie des seconds. D'autres dieux notables sont Inari le dieu du riz et de la fertilité, Hachiman le dieu guerrier, ainsi que les sept dieux de la chance dont Daikokuten (大黒天), Ebisu (恵比寿), Benten (弁天), et Bishamonten (毘沙門天ん) qui sont très populaires. Les entités bouddhistes ont aussi été incorporées au panthéon shintō. Ainsi, le fondateur du bouddhisme, le prince Gautama, est vénéré comme Bodhisattva et kami. Le bouddhisme et le shintoïsme s’interpénètrent donc (même si à l’origine le Bouddha shakyamuni avait expliqué qu’il ne fallait pas vénérer de dieux). AmaterasuLe kami serait donc tout être, toute entité supérieure à l'homme par sa nature. Sont kami, en effet, non seulement certaines forces naturelles personnalisées : le Soleil, la Lune, le typhon, et bien d’autres encore, mais plus généralement tout ce qui apparaît mystérieux ou redoutable parmi les êtres inanimés comme les arbres, les montagnes, les mers, les fleuves,les rochers, les vents, ou encore des objets de forme étrange ou d’origine inconnue; de même peuvent être tenus pour kami des humains, ou des animaux, vivants ou morts. Il convient à ce propos de noter que, si tel clan prétend descendre d'un ancêtre kami (souvent choisi parmi les dieux du Kojiki), cela ne signifie en aucun cas qu’il s'agisse d’un « culte des ancêtres », car tout ancêtre n’est pas nécessairement kami. Le mot kami regroupe un éventail extrêmement large d’esprit, de forces et « d'essences » surnaturelles ou mystérieuses. Le Kojiki 古事記 indique l’existence de huit millions de kami 八百万 (dans la mythologie japonaise, huit est nombre sacré qui signifie simplement beaucoup, autant dire une infinité). On y trouve d’innombrables divinités tutélaires de clans, de villages et de quartiers (ujigami (氏神, ujigami?)) : esprits d’un lieu. Ce sont aussi le plus souvent des essences d’éléments géographiques (montagne, rivière ou cascade) ou de phénomène naturels comme le kamikaze (« vent divin »)神風, le typhon 台風 et autres phénomènes. Renard sacré, messager du dieu InariLes kamis vivent dans le ciel et descendent périodiquement sur terre pour visiter sanctuaires et lieux sacrés. Leur sacralité est telle que les fidèles doivent se purifier avant de pénétrer dans un sanctuaire ou de participer aux fêtes données en leur honneur.*Certains des kami sont malveillants, esprits vengeurs responsables de toute une série de maladies mortelles. comme les oni (鬼), ou ogres. Nombre de ces esprits, les démons, sont invisibles. Certains se présentent comme des animaux ayant la capacité de prendre possession d’une personne, auquel cas il faut un prêtre pour les exorciser. L’un des plus redoutés est l’esprit du renard, à qui on attribue toutes sortes de calamités, y compris la maladie et la mort. Certaines divinités (kami) ont une portée locale et peuvent être considérées comme des esprits ou des génies, mais d'autres sont des symboles des éléments naturels majeurs, comme par exemple Amaterasu, la déesse solaire. Pourtant la tradition shinto ne croit pas en une séparation absolue du bien et du mal. Tous les phénomènes, animés ou inanimés, peuvent y être aussi bien positifs que négatifs : cela dépend des circonstances. Ainsi en dépit de leur malveillance, les onis sont des personnages quelque peu ambivalents. Par exemple, le maléfique esprit du renard est également étroitement associé à Inari 稲荷, le dieu du riz, un kami charitable extrêmement populaire. De même, les hommes oiseaux appelés tengu 天狗 peuvent être les gardiens bienveillants d’un kami et sont pour cette raison mis en scène dans les fêtes shintoïstes.

Origine du Shintoïsme:
Les origines du shinto remontent très loin dans le passé. On se pose encore la question de savoir si la culture Jomon 縄文(environ 11000 à 300 av J.C) possédait une religion centrée sur la vénération des kami (« esprit », « déité », « être divin » ou « dieu/déesse »), du moins ressemblant peu ou prou à ce qu’on connaît aujourd’hui. Ces peuples d’avant écriture, chasseurs et pêcheurs semi nomades, modelaient des dogu 土偶, statuettes féminines aux seins et aux hanches démesurés. On ne connaît pas la nature exacte des croyances entourant ces dogu, mais il s’agit probablement d’un culte de la fertilité. Les dogu étaient placés à l’intérieur ou à coté des tombes après avoir été délibérément brisées, peut être rituellement « tuées », afin de libérer leur essence spirituelle. Il est néanmoins impossible de savoir avec certitude si cette « essence » était conçue en des termes pouvant faire penser aux kami du shinto. Avec la culture Yayoi 弥生 (d’environ 300 av J.C à 300 apr J.C), plus complexe, commence à apparaître une iconographie de style shintoïste nettement plus marqué. Parmi les objets découverts dans les tombes des Yayoi, on trouve de petites céramiques représentant des entrepôts de grains d’une architecture remarquablement similaire à celle du sanctuaire d’Ise 伊勢, à la forme restée inchangée depuis au moins 1200 ans. L’introduction de la culture du riz semble avoir apporté avec elle des rites liés aux semailles et à la moisson, probablement très proches des rituels shintoïstes encore pratiqués aujourd’hui dans les campagnes japonaises. Etroitement associés au culte de la fertilité chez les Yayoi, on trouve également des joyaux appelés magatama曲玉, des miroirs cérémoniels, et des épées sacrées. Aujourd’hui ces objets jouent un rôle important dans la mythologie shintoïste et font partie des insignes impériaux. Pour beaucoup de spécialistes, la majorité des ujigami氏神, les divinités tutélaires des uji (« clans ») 氏 les plus anciens, datent de cette période. La divinité des uji la plus importante était (et est toujours) Amaterasu, la déesse solaire. Au IVe siècle de notre ère, le Japon fut conquis par des cavaliers nomades venant d’Asie centrale et un nouveau type de sépulture apparut : le kofun古墳, ou tumulus. Des statuettes votives de chevaux et de guerriers, les hanniwa, étaient souvent placées autour de ces monticules massifs, en forme de trous de serrure, pour accompagner le seigneur de la guerre décédé dans son voyage vers l’au-delà. En fait on peut dire que le shintoïsme est né d’un mélange entre animisme, shamanisme, et le culte des ancêtres. Peu à peu tous ces cultes de la fertilités, ces vénérations de la nature, parfois capricieuse au Japon (tremblement de terre, typhon, tsunami, etc), se sont amalgamés et codifiés pour former le shinto.

Principe et Croyance :
Issus de l'Unité cosmique, les flux fondant la vie s'incarnent en une multitude de kami. Le polythéisme qui s'en dégage est infini, dans le sens où chaque parcelle de vie est sacrée. La mythologie shinto dit qu'il existe 8 millions de kami (Happyakuman, 八百万), car les kanji se lisent également « Yaoyorozu », signifiant une myriade i.e. une infinité, un nombre inquantifiable). En descendant sur Terre pour y insuffler la vie, les kami ont créé l'archipel japonais. L'origine de l'Homme dans ce contexte cosmogonique n'est pas clairement établie. Mais la famille impériale base sa légitimité charismatique (au sens de Max Weber) sur son origine déclarée comme divine (le premier empereur Jimmu ayant été envoyé sur Terre par les kami pour fonder la nation japonaise). Le respect des ancêtres et le sentiment de communion avec les forces de l'univers et les générations passées sont les bases spirituelles du Shinto. La priorité accordée au groupe et à la solidarité est un des principes éthiques les plus anciens et les plus importants de la société japonaise. Bien qu’hérité en partie de la culture chinoise, ce principe s’est vu énormément renforcé par le fait que le shinto insiste depuis des siècles sur la vénération des esprits ancestraux, le respect de la solidarité familiale et clanique. D’une égale importance est la tradition mettant l’accent sur la pureté, personnelle et rituelle, et sur la vénération de la nature. Ces principes, qui ont profondément influencé la vie japonaise, jouent un rôle important dans le Japon moderne. En effet, tous ceux qu’on voit prendre soin des sanctuaires shintoïstes locaux ont souvent été à l’avant-garde dans la préservation du milieu naturel. Mais voyons plus en détails les principes fondamentaux du shinto.

Innombrables, les kami sont partout, se cachant sous les formes les plus diverses, aux endroits les plus inattendus. Il convient donc de se montrer à leur égard d’une prudence extrême, d’autant que les plus petits sont parfois les plus susceptibles. Leur caractère est ambigu, comme la nature elle-même. Tous, y compris les meilleurs d’entre eux et les plus grands, possèdent un « esprit de violence », arami-tama荒御魂, qu’il faut se concilier ou neutraliser par des rites appropriés. Certains sont même dangereux dans leur principe, tels les « dieux des épidémies » ou les « dieux des insectes », prédateurs du riz. Tous peuvent vous frapper d’un tatari祟り. L’on a voulu donner à cette notion, aussi archaïque sans doute que le concept même de kami, une valeur morale en en faisant un châtiment, une malédiction (les dictionnaires bilingues donnent généralement ces traductions), infligés par le dieu à l’auteur d’une faute (tsumi)罪. C’est là une conception moderne inspirée par le bouddhisme, qui a traduit par tsumi l’idée d’« action mauvaise », qui obscurcit l’entendement de l’homme et fait obstacle à l’illumination, donc au salut. Le synonyme ancien de tsumi est, en réalité, kegare汚れ, « souillure ». Et les définitions anciennes qui en sont données ont un caractère plus physique que moral : c’est ainsi que le contact de la mort, du sang, des excréments provoque une souillure rituelle ; mais la vie en société entraînera un élargissement de cette notion de tsumi, et l’on qualifiera ainsi certaines infractions sociales (destruction d’une digue de rizières). Dans son principe toutefois, le tsumi, comme le tatari qui en est la conséquence quasi automatique, semble devoir être défini d’une manière à la fois plus vague et plus générale. De nombreux exemples, même récents, montrent en effet que l’on peut être frappé par un tatari pour peu que l’on ait empiété, fût-ce inconsciemment, sur le domaine d’un kami ; le tsumi est en somme la transgression de certaines limites, non toujours formellement interdites ni précisées, mais chargées d’un potentiel magique redoutable dû à la simple présence du kami. Pour illustrer cela on peut prendre le film de Hayao Miyazaki : Le voyage de Chihiro. L’héroïne, Chihiro, pénétre en effet sur le territoire de Kami et autres fantômes, elle se voit donc condamnée à rester dans le monde des démons à jamais. On pourrait aussi citer nombres d’exemples de récits populaires relatant des kami habitant auprès des ponts et poursuivant les personnes qui ne leur ont pas rendu hommage. L’imprudent peut être, à la limite, foudroyé par le simple contact d’un objet ou d’un être kami, parfois même contre la volonté de ce kami. Un proverbe encore usité – dans le sens, il est vrai, de : « Il ne faut point se mêler de ce qui ne vous regarde pas » – conserve la trace de cette croyance : Sawaranu kami ni tatari nashi (« Il n’est point de tatari du fait d’un kami que l’on ne touche point »).

Pour échapper aux conséquences d’un tatari imprudemment encouru, il convient de « purifier » son entourage (harau) 祓うou soi-même (kiyomu)清む. Ces deux termes sont employés aussi bien pour traduire des actions banales comme « balayer, nettoyer, laver », et, de fait, il s’agit essentiellement, à l’origine, de nettoyages symboliques et d’ablutions rituelles. Dans certains cas, et notamment quand la souillure est due au contact de la mort, il convient d’observer certaines abstinences (imi)忌み, au cours de retraites plus ou moins prolongées. Purifications et abstinences sont également recommandées à titre préventif lorsque l’on prévoit un contact inéluctable avec un kami ; la préparation d’une fête impose souvent des rites de ce genre aux participants. Ces rites immunisent en quelque sorte contre le pouvoir maléfique du kami. D’autres sont destinés, en revanche, à conférer à celui qui en use un pouvoir contraignant sur le kami. Là est peut-être l’explication du terme qui désigne, de nos jours encore, le prêtre du shinto : kan.nushi 神主, le « maître », le « possesseur d’un kami », en d’autres termes : celui qui connaît les rites qui donnent prise sur les forces surnaturelles.

Bien que le Japon dans sa totalité puisse être considéré, selon le shinto, comme un espace sacré, le lieu central du culte est le jinja (sanctuaire), où un ou plusieurs kami sont vénérés. Se distinguant des temples bouddhistes (otera, お寺) par leur portails sacrés,les torii,ces jinja diffèrent en taille et en importance, depuis les minuscules sanctuaires installés sur les toits des hautes tours des grandes villes, jusqu’au Naiku (内宮) et au Geku (外宮) – les sanctuaires intérieur et extérieur d’Ise, en passant par l’énorme Meiji-jingū (明治神宮) à Tōkyō, dédié à l’esprit de l’empereur Meiji, qui régna de 1867 à 1912. On peut aussi citer le sanctuaire d'Itsukushima, se distinguant des autres car construit sur la mer il y a plus de huit cents ans et où l'on vénère le dieu des pêcheurs et de la mer. C'est au Itsukushima Jinja (厳島神社) que se trouve le grand torii (大鳥居) flottant. On peut encore citer le grand sanctuaire de Yasaka (八坂) à Kyōto ou encore le sanctuaire de Fushimi Inari taisha伏見稲荷大社 célèbre pour ses milliers de Torii. En plus de ces enceintes sacrées, où les fidèles viennent pratiquer leur culte, la tradition shinto considère également comme sacrés certains éléments du paysage naturel, tel le mont Fuji. Le shintoïsme se pratique dans des sanctuaires très dépouillés. Le plus souvent les sanctuaires sont peints en rouge et ne contiennent qu'un autel très rudimentaire servant à déposer les offrandes: des fruits, un verre de sake, de l'argent, etc. Le coeur même du sanctuaire renferme la relique ou l'objet où est censé être incarné le kami . Seuls les prêtres peuvent y accéder. Cette relique ou objet peut être n'importe quoi, une pierre précieuse comme une pierre ordinaire, un objet précieux ou une chaussure, ou même un arbre, etc. C'est cet objet ou cette relique que l'on transporte à travers tout le quartier pendant les festival de quartier, Matsuri お祭. « Un simple miroir, suspendu dans le sanctuaire, vient constituer l'essentiel du mobilier. La présence de cet objet s'explique aisément... Lorsque pour prier, vous vous tenez face au sanctuaire, c'est votre propre image que vous voyez se refléter sur la surface dansante et ainsi, cet acte de foi est comme l'antique injonction delphique : « Connais-toi toi-même », en grec : « gnôthi seauton » » La présence d'un miroir peut aussi être mise sur le compte des insignes impériaux : selon la tradition, Amaterasu, ancêtre divin de la famille impériale, a transmis à ses descendants trois objets, qui sont les garants de la légitimité du pouvoir. Ces objets sont l'épée, le joyau et le miroir. Le sanctuaire de Yasukuni靖国神社 est l'un des lieux de culte shinto les plus célèbres à l'étranger, notamment en raison du fait que des criminels de guerre condamnés par le Tribunal de Tōkyō y soit honorés. Les visites répétées à ce sanctuaire par le Premier ministre Koizumi ont suscité l'indignation de nombreux pays d'Extrême-Orient.

[HISTOIRE] HEIAN-KYÔ





HEIAN-KYÔ

La capitale impériale que l’on connaîtra par la suite sous le nom de Miyako, puis Kyôto.
Il faut savoir que le gouvernement impérial y a emménagé en 794, sous le règne de l’empereur Kanmu.
A cette époque, le changement de capitale était courant.
Après plusieurs déplacements entre les provinces du Yamato et du Settsu, elle est installée à Ôtsu en 667, déplacée à Atsuka, Naniwa, puis Fujiwara-kyô.
En 710, elle déménage à Heijô-kyô (Nara), et enfin Heian-kyô 84 ans plus tard.

Des raisons de superstitions, de mauvais augures ou autres étaient souvent évoquées.
Il s’agissait cette fois-ci de fuir l’influence du clergé bouddhique dont le pouvoir politique augmentait de jour en jour.
Ainsi, à la différence de Heijô-kyô, où de nombreux temples se trouvaient à l’intérieur de la ville même, à Heian-kyô, seuls deux petits temples étaient admis dans l’enceinte de la ville, tous les autres relégués aux alentours.
Lorsque les samurai prirent le pouvoirs, le gouvernement, militaire cette fois-ci, subit lui aussi plusieurs déplacements au cours des siècles qui suivirent : Kamakura, Muromachi, Momoyama, puis Edo.

Pendant tout ce temps, Kyôto demeura la capitale impériale, jusqu’en 1868, lorsque l’empereur Meiji reprit les rênes du pouvoir des mains du Shôgun.
Il s’installa alors à Edo, qui fut rebaptisée Tôkyô (La capitale de l’Est).

Heian-kyô à été bâtie sur le modèle de Chang’ an (l’actuelle Xi’an), la capitale de l’empire des Tang, en respectant scrupuleusement les principes de la géomancie.
Elle est bâtie comme un plateau de Go.
Elle fait environ 4,5 kilomètres du Nord au Sud.
La capitale est séparée en deux villes (la ville de droite (Ukyô) à l’Ouest, et la ville de gauche (Sakyô), à l’Est par la Suzaku Oji (l’avenue du Phénix rouge), qui mesure 84 mètres de large, qui conduit au Daidairi (Grande enceinte palatiale) où se trouve l’administration impériale.
Les autres avenues (ôji) ont toutes une largeur de 36 mètres.
Elles sont séparées par une ou trois rues (kôji) larges de 12 mètres.

Le plan indique surtout la ville telle qu’elle avait été envisagée au début.
Ainsi, si les axes avaient bien été tracés, les pâtés de maisons n’étaient pas tous bâtis.
De plus, en raison de la proximité de zones marécageuses, la ville de droite vit ses bâtiments se dégrader rapidement, et ne fut donc que très peu développé.
En 1331, même le palais impérial fut déplacé et se trouve actuellement dans le coin nord-est de l’ancienne Heian-Kyô.


Propos de Esprits et Créatures Fabuleuses du Japon Rencontres à l’heure du Bœuf.

lundi 31 mars 2008

dimanche 26 août 2007

DATE MASAMUNE [Le Dragon Borgne] (1567-1636)


Surnommé «Dokuganryu» (le dragon borgne) car il a perdu un oeil a cause de la petite vérole ce qui effrayait souvent ses adversaires. Il était donc facilement reconnaissable sur le champ de bataille, ainsi que par son Kabuto ( casque ) dont l'ornement était une demi lune asymétrique.
Il est l’un des grands seigneurs Japonais dont la renommée s'étendit au delà du métier des armes. Né la même année que Sanada Yukimura, il choisit un destin tout à fait opposé. Il agrandit tout d'abord son domaine aux dépends de ses voisins le clan Aizu et confisqua en 1589 leur château qu'il donna à son maître Toyotomi Hideyoshi. Il suivit ensuite celui-ci dans sa première campagne d'invasion de la Corée en 1592, puis en 1597.
Il commencera peu à peu à devenir célèbre de par ses faits d’armes et il rentre de Corée avec un fief agrandi et des revenus en koku (unités de riz) multipliés. C’est alors que sa soif de pouvoir commence à émerger. Son ambition est telle que Tokugawa Ieyasu (le futur shogun) commence sérieusement à se méfier de ce curieux personnage qui étend sa renommée bataille après bataille.
Son destin change en 1600, car fin politique, il pressent la force de Tokugawa, et l'assiste à la bataille de Sekigahara, s'assurant ainsi un vaste domaine et un confortable revenu de 620.00 koku. Conscient que l'époque des guerres est terminée, il va utiliser son argent à développer la région de Sendai où réside son château. Raffinage du sel, industrie de la soie, élevage des chevaux le rendent rapidement prospère.

Son sens politique l'incite également à considérer avec bienveillance la religion chrétienne. En 1613, il envoie ainsi en Europe la première délégation Japonaise, qui rencontrera le Pape Paul V. Mais l'interdiction de la religion chrétienne par le shogunat Tokugawa, l'amène par allégeance, à pourchasser lui-même les chrétiens. Malgré ce semi échec, Date Masamune avait ainsi démontré un sens politique et stratégique inné.
Il participe aussi au siège d'Osaka à l'hiver 1614-1615, où il s'illustre par des manières brutales qui sont loin de faire l'unanimité parmi les autres généraux. Par exemple, on raconte qu'en 1615, Masamune ordonne à ses propres troupes de tirer quelques volées de balles sur celles de son allié Sukemochi Jinbo, dont il est frustré par le manque d'agressivité, pour les pousser à l'action!
Lorsque l'année suivante Ieyasu se retrouve sur son lit de mort, Masamune vient au chevet de son seigneur réciter un poème zen. Son fils Tadamune Date lui succèdera à sa propre mort en 1636.
Sakamoto Ryoma

Tanabata (La légende des amants des étoiles)



Selon une légende chinoise, Tentei, l'empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage, était appelée la Tisserande (Shokujo ou Ori Hime).Assise chaque jour devant son métier elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes pour chaque changement de saison. Chaque jour l'arrangement du Ciel était un de ses chefs-d'oeuvre.Un jour, la princesse, qui s'ennuyait au Ciel descendit se promener sur terre. Là elle rencontra un jeune vacher que tout le monde surnommait le Bouvier (Kengyû). Ils tombèrent immédiatement amoureux l'un de l'autre. Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel et de la surveillance sévère de son père, la Tisserande rêvait d'un amour passionné, d'un avenir heureux et d'une vie paisible. Elle décida donc de rester sur terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent alors un couple inséparable. L'homme travaillait aux champs et la femme tissait...Quelques années passèrent; de leur amour un garçon puis une petite fille naquirent.Mais bientôt l'empereur céleste, mis au courant de la nouvelle vie de sa fille, entra dans une colère violente et envoya un génie chercher sa fille pour la ramener au Ciel. Séparée de son mari et de ses enfants, la princesse se mit à pleurer de douleur.Constatant la disparition de sa bien aimée, le Bouvier plaça ses enfants dans deux paniers aux deux bouts d'une planche et partit à sa recherche. Mais au moment où il s'apprêtait à rattraper son épouse captive d'un génie céleste, la femme de l'Empereur apparut et fit naître d'un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuses qui stoppa l'avancée du Bouvier.Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière.Et sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait pas de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste.Devant tant d'obstination, l'empereur fit une concession: il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l'an.Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la Voie Lactée (Ama no gawa), sur laquelle les amants stellaires:Véga (la Tisserande) et Altaïr (le Bouvier), renouvellent leur serment d'amour.On dit qu'à l'aube de ce jour, il bruine souvent; ce sont les larmes de la princesse Véga qui, serrant ses enfants contre elle et tenant tendrement la main de son mari, pleure tristement. Leur séparation tragique émut tout le monde et attira la sympathie de chacun. C'est pourquoi, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, beaucoup de gens restent veiller dehors pour contempler longuement dans le ciel les deux constellations Véga et Altaïr qui, ce jour-là, semblent se rapprocher au-dessus de la Voie Lactée.Cette légende fut probablement introduite au Japon au cours de l'ère Nara (710-794) et incorporée à la légende indigène narrant la vie de la princesse Oto Tanabata, réputée pour les brocarts qu'elle tissait en l'honneur des dieux.