dimanche 26 août 2007

DATE MASAMUNE [Le Dragon Borgne] (1567-1636)


Surnommé «Dokuganryu» (le dragon borgne) car il a perdu un oeil a cause de la petite vérole ce qui effrayait souvent ses adversaires. Il était donc facilement reconnaissable sur le champ de bataille, ainsi que par son Kabuto ( casque ) dont l'ornement était une demi lune asymétrique.
Il est l’un des grands seigneurs Japonais dont la renommée s'étendit au delà du métier des armes. Né la même année que Sanada Yukimura, il choisit un destin tout à fait opposé. Il agrandit tout d'abord son domaine aux dépends de ses voisins le clan Aizu et confisqua en 1589 leur château qu'il donna à son maître Toyotomi Hideyoshi. Il suivit ensuite celui-ci dans sa première campagne d'invasion de la Corée en 1592, puis en 1597.
Il commencera peu à peu à devenir célèbre de par ses faits d’armes et il rentre de Corée avec un fief agrandi et des revenus en koku (unités de riz) multipliés. C’est alors que sa soif de pouvoir commence à émerger. Son ambition est telle que Tokugawa Ieyasu (le futur shogun) commence sérieusement à se méfier de ce curieux personnage qui étend sa renommée bataille après bataille.
Son destin change en 1600, car fin politique, il pressent la force de Tokugawa, et l'assiste à la bataille de Sekigahara, s'assurant ainsi un vaste domaine et un confortable revenu de 620.00 koku. Conscient que l'époque des guerres est terminée, il va utiliser son argent à développer la région de Sendai où réside son château. Raffinage du sel, industrie de la soie, élevage des chevaux le rendent rapidement prospère.

Son sens politique l'incite également à considérer avec bienveillance la religion chrétienne. En 1613, il envoie ainsi en Europe la première délégation Japonaise, qui rencontrera le Pape Paul V. Mais l'interdiction de la religion chrétienne par le shogunat Tokugawa, l'amène par allégeance, à pourchasser lui-même les chrétiens. Malgré ce semi échec, Date Masamune avait ainsi démontré un sens politique et stratégique inné.
Il participe aussi au siège d'Osaka à l'hiver 1614-1615, où il s'illustre par des manières brutales qui sont loin de faire l'unanimité parmi les autres généraux. Par exemple, on raconte qu'en 1615, Masamune ordonne à ses propres troupes de tirer quelques volées de balles sur celles de son allié Sukemochi Jinbo, dont il est frustré par le manque d'agressivité, pour les pousser à l'action!
Lorsque l'année suivante Ieyasu se retrouve sur son lit de mort, Masamune vient au chevet de son seigneur réciter un poème zen. Son fils Tadamune Date lui succèdera à sa propre mort en 1636.
Sakamoto Ryoma

Tanabata (La légende des amants des étoiles)



Selon une légende chinoise, Tentei, l'empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage, était appelée la Tisserande (Shokujo ou Ori Hime).Assise chaque jour devant son métier elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes pour chaque changement de saison. Chaque jour l'arrangement du Ciel était un de ses chefs-d'oeuvre.Un jour, la princesse, qui s'ennuyait au Ciel descendit se promener sur terre. Là elle rencontra un jeune vacher que tout le monde surnommait le Bouvier (Kengyû). Ils tombèrent immédiatement amoureux l'un de l'autre. Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel et de la surveillance sévère de son père, la Tisserande rêvait d'un amour passionné, d'un avenir heureux et d'une vie paisible. Elle décida donc de rester sur terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent alors un couple inséparable. L'homme travaillait aux champs et la femme tissait...Quelques années passèrent; de leur amour un garçon puis une petite fille naquirent.Mais bientôt l'empereur céleste, mis au courant de la nouvelle vie de sa fille, entra dans une colère violente et envoya un génie chercher sa fille pour la ramener au Ciel. Séparée de son mari et de ses enfants, la princesse se mit à pleurer de douleur.Constatant la disparition de sa bien aimée, le Bouvier plaça ses enfants dans deux paniers aux deux bouts d'une planche et partit à sa recherche. Mais au moment où il s'apprêtait à rattraper son épouse captive d'un génie céleste, la femme de l'Empereur apparut et fit naître d'un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuses qui stoppa l'avancée du Bouvier.Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière.Et sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait pas de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste.Devant tant d'obstination, l'empereur fit une concession: il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l'an.Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la Voie Lactée (Ama no gawa), sur laquelle les amants stellaires:Véga (la Tisserande) et Altaïr (le Bouvier), renouvellent leur serment d'amour.On dit qu'à l'aube de ce jour, il bruine souvent; ce sont les larmes de la princesse Véga qui, serrant ses enfants contre elle et tenant tendrement la main de son mari, pleure tristement. Leur séparation tragique émut tout le monde et attira la sympathie de chacun. C'est pourquoi, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, beaucoup de gens restent veiller dehors pour contempler longuement dans le ciel les deux constellations Véga et Altaïr qui, ce jour-là, semblent se rapprocher au-dessus de la Voie Lactée.Cette légende fut probablement introduite au Japon au cours de l'ère Nara (710-794) et incorporée à la légende indigène narrant la vie de la princesse Oto Tanabata, réputée pour les brocarts qu'elle tissait en l'honneur des dieux.

jeudi 23 août 2007

Onsen



Stations Thermales


Les japonais sont de grands amateurs de station thermale? Ou "onsen" et c'est la que nombre d'entre eux vont passer leur vacances. On leur attribue un pouvoir de guérison de certaines maladies et de nombreuses stations thermales sont devenues des villes d'eaux célèbres. Certaines stations permettent les bains mixtes.

Les types de traitement thermal

Homatsuyoku:le bain est rempli de bulles d'air, massent tout le corps du baigneur.
Utaseyu:on utilise l'eau thermale sous forme de jet pour arroser d'en haut le corps du baigneur, et masser la partie douloureuse ou devant être soignée.

Le rotenburo, ou bain en plein air, est offert par de nombreuses stations japonaises. Aménagé dans un cadre naturel, a ciel ouvert, son ambiance calme et paisible garantit une détente complète.

Myôban Onsen (prefecture d'Oita): Cette station est célèbre pour son zabonburo, dans lequel des zabon (une variété d'orange) sont ajoutées à l'eau du bain, augmentant son efficacité comme traitement de beauté.

Mushiburo (Goshogaké Onsen Préfecture d'Akita): Semblable au sauna, dans lequel la vapeur du bain arrive par un tuyau.

Sunamushiyu (Ikibushi Onsen, Préfecture de Kagoshima): Le baigneur soumet son corps a la chaleur dans le sable chaud.

Regard sur le Japon Vol 11

Evénements Annuels


Les évenements annuels et fêtes japonaise représentent les différentes saisons et leurs origines sont souvent religieuses.Regarder ou participer à ces activités est un bon moyen d'apprendre l'histoire, la culture et la pensée japonaise.
Hatsumodé
Le Hatsumodé est la première visite au temple ou au sanctuaire de l'année et on y prie pour faire des voeux de santé et de bonheur pour l'année à venir.Cette coutume est très répandu et les temples et sanctuaires très connus sont toujours bondés pendant les fêtes du Nouvel an.
Shogatsu
La majorité des japonais fréquentent les temples et sanctuaires plus par coutume et par tradition que pour des raisons purement religieuses.Pour appeler la bonne chance, lancez une pièce dans le saisen bako (offertoire), frappez les mains (si vous etes au sanctuaire), et faites un voeu.
Le Setsubun
Le troisième jour du mois de février est la fête du Setsubun, qui marque la fin de l'hiver selon le vieux calendrier.Ce jour-là, il est de coutume d'acheter des haricots et les lancer autour de la maison pour faire fuir les démons, tout en criant "oni wa soto, fuku wa uchi" (que la mauvaise chance s'en aille et que pénètre la bonne chance).
Le Sakura-Hanami
Beaucoup de festivals sont liés aux fleurs et plantes d'une saison en particulier.Les plus célèbres sont Le Sakura-Hanami (Cerisier en fleurs*le 1er Avril), en Mars Avril, au moment où les cerisiers sont complétement fleuris.l'Hanami se célèbre en buvant et chantant sous les cerisiers la journée et le soir.Il y a tellement de compétition pour les endroits d'Hanami que des société envoient leurs employés le matin réserver un coin pour un groupe qui viendra admirer les cerisiers en fleurs le soir.
Le Kawabiraki
Juste avant l'été, ont lieu les festivals de rivières, appelés Kawabiraki.Ils sont souvent couronnées d'un feu d'artifice (Hanabi) et la majorité des gens viennent en yukata (kimono en coton).
Le Tanabata
Le sept Juillet est le jour de Tanabata, fête des étoiles.Selon la légende chinoise, c'est la nuit de l'année ou altair, le bouvier, peut traverser la voie lactée pour rencontrer sa bien aimée , Véga, la Princesse Tisserande.On apprend aux enfants que leurs voeux deviendrons réalité s'ils les écrivent sur des bandes de papier appelées Tanzaku, qu'on accroche sur des branches de bambou ce jour là.
Le Bon Odori
en plus des festivals qui se célèbrent dans tout le Japon, il y a des milliers de festivals régionaux toute l'année.Tout le monde peut prendre part à la fête dansante appelée Bon Odori.Il suffit de se joindre au cercle et d'imiter les geste des danseurs au rythme de la musique folklorique min-yõ.
Le Miko-shi
Certains festivals se distinguent par des défilés et cortéges.Certains sont plus modernes, avec des groupes de musiciens ambulants, des motards faisant des acrobaties, et des meneuses de ban, d'autre sont traditionnels, et leurs participant sont vêtus du costume traditionnel.Le Miko-Shi(Sanctuaire portatif) est toujours présent aux festivals traditionnel.Ces festivals sont d'excellents sujets pour votre appareil photo ou caméra.
Le tori-no-ichi a lieu tous les ans au mois de novembre dans les sanctuaires.Ce jour-là, vous pouvez acheter des porte-bonheure appelés Kumadé (décoration sur une branche de bambou) et otafuku (masque représentant une femme qui sourit).
Le Mochitsuki
A la fin de l'année la coutume du mochitsuki (écraser le riz cuit pour en faire du mochi, pâte de riz cuite à la vapeur) a lieu dans les maisons de retraite, dans les jardins d'enfants, dans les sanctuaires, et autres endroits publics.Cette coutume à tendence à disparaitre mais si vous avez l'occasion, n'héshitez pas à y participer.
Le Õmisoka
Le 31 décembre les cloches des temples sonnent pour annoncer la fin d'une année et le début de la nouvelle année.Cette coutume est appelée joya no kané et, si vous avez de la chance, on vous permettra peut être de sonner la cloche.
Vie au Japon Vol 12